L’université ouverte du bébé 2018/2019

Lundi 12 et mardi 13 novembre 2018
Lundi 15 et mardi 16 avril 2019

L’université ouverte du bébé a été inaugurée cette année par les Prs Bernard Golse et M. R. Moro, en concertation avec les Prs S. Missonnier et P. Delion ainsi qu’avec un certain nombre de collègues engagés dans le champ de la formation en matière de petite enfance.

Parmi ces collègues Jean Marchal et Catherine Peyrotqui dirigent l’école d’infirmières puéricultrices et d’auxiliaires-puéricultrices de l’Institut Paris Brune, Gérard Hermant et Catherine Saint-Cast pour l’Institut supérieur de rééducation psychomotrice (ISRP), le Dr Pierre Suesser, président du Syndicat national des médecins de protection maternelle et infantile (SNMPMI), Patricia Spinelli pour l’Institut Montessori, Sylviane Giampino qui est psychologue, psychanalyste…

Argument

La prestation de formation proposée par la présente convention s’adresse aux apprenants des instituts de formation et n’entre pas dans le champ de la formation continue ou professionnelle.

L’accueil du bébé et du très jeune enfant dans ses différents lieux de vie sollicite l’intervention de plusieurs professions qui doivent pouvoir se parler, se comprendre et collaborer de manière transdisciplinaire. En effet, la prise en charge effective du bébé et du très jeune enfant ne peut se faire sans l’existence d’échanges et d’une collaboration professionnelle tenue entre les différents partenaires de soins impliqués dans la prise en charge.

Le développement récent des démarches dites de translation, fondamentalement transdisciplinaires, favorise les interactions entre les universitaires et les praticiens en rapprochant les champs de la recherche et de la clinique. Ces démarches visent à rendre plus accessibles les savoirs innovants et les outils théoriques, afin d’alimenter les compétences des intervenants, notamment auprès des publics vulnérables - encore immatures, ou en situation de handicap ou en risque social ou culturel - et de réduire l’écart entre le terrain et les laboratoires de recherche.

Le dispositif du module de formation universitaire ici proposé a pour vocation de permettre aux intervenants du champ de la petite enfance de partager et d’élaborer ensemble un certain nombre de connaissances scientifiques de référence, issues de champs disciplinaires différents, et ceci dans une dynamique translationnelle et de mise à disposition des savoirs universitaires.

Les partenaires de soins doivent pouvoir tous acquérir le savoir scientifique actuellement disponible sur les bébés et leurs parents, et c’est bien là le but principal de cette Université ouverte que de rendre ce savoir accessible pour tous. C’est pourquoi le premier objectif de cette Université ouverte du bébé est la formation de toute personne appelée à intervenir dans le champ de la petite enfance afin d’offrir à ces différents spécialistes une formation spécifique consistant en un socle commun transdisciplinaire de partage des connaissances et des pratiques, et ceci quelle que soit la formation reçue (psychologue, puéricultrice, psychomotricien, éducateur, auxiliaire de puériculture, médecin, orthophoniste, enseignants de maternelle ...).

L’objectif est de partager une compréhension commune de la complexité et la dynamique du développement de l’enfant dans son interaction avec l’environnement, ses parents, sa famille, les professionnels qui s’occupent des bébés et les contextes socio-culturels dans les quels évoluent ces bébés.

Cette démarche doit leur permettre également de saisir les enjeux et les évolutions des divers métiers dans le champ de la petite enfance, afin d’affermir la cohésion des équipes pluridisciplinaires et d’être capables de travailler dans des milieux très divers.

 

L’Université ouverte du bébé est une initiative novatrice, originale et unique en France. Il est important que l’Université ouverte prenne une place dans « l’universitarisation » de nombre de métiers de la petite enfance.

Ce dialogue transdisciplinaire fructueux entre les différentes professions qui s’occupent des bébés et des jeunes enfants, donnera accès à l’université, par le biais de conventions avec différentes filières de formation, à des personnes non « universitarisables » individuellement.

Apprendre à se connaître et à se parler aidera ainsi à mieux travailler ensemble ultérieurement, à savoir où chercher les données disponibles voire à se reconvertir.

Documents

Sylvain Missonnier
Dialogue du fœtus/nouveau-né avec son entourage. Intersubjectivité, subjectivation et naissance au monde

Dans ce diaporama, 4 postulats fondamentaux de la psychologie clinique périnatale sont présentés dans un premier temps : Postulat n° 1 : il existe une unité systémique = nid de la subjectivation et de l’intersubjectivité ; postulat n° 2 : l’instinct parental n’existe pas ; postulat n° 3 : le développement du bébé est « psychosomatique » ; postulats n°4 : il n’y a pas de post partum sans prénatal ; postulat n° 5 : Le fœtus/bébé est un être culturel. Secondairement, les enjeux préventifs médico-psycho-sociaux de l’échographie obstétricale sont envisagés comme un paradigme illustratif de cette conception de la psychologie clinique de la périnatalité.

Bibliographie

  • Moro M.R., Aimer ses enfants ici et ailleurs. Histoires transculturelles, Odile Jacob, Paris, 2007.
  • Moro M.R.,  Nos enfants demain. Pour une société multiculturelle, Odile Jacob, Paris, 2010.
  • Golse B. et Moro M.R., Le développement psychique précoce (De la conception au langage), Elsevier Masson, Coll. “Médecine et psychothérapie”, Paris, 2014.