L’attachement

Introduction

John Bowlby, Marie Ainsworth et Marie Main

Biographies

Marie Salter Ainsworth

Marie Main

Konrad Lorenz

Bibliographie

Morceaux choisis...

Extraits de «L’attachement : Concepts et applications » de Nicole et Antoine Guedeney

Extrait de « L’attachement mère-enfant» de Marie D. Salter Ainsworth

Voir aussi...

Table ronde n°1 « Attachement et sexualité infantile », extrait du colloque À corps et à cri

Biographie de John Bowlby

Introduction

Serge Lebovici fait une introduction au document La malédiction allégorique (troisième vidéo du coffret Éléments de psychopathologie du bébé) où il aborde le concept d'attachement.

La seconde guerre mondiale laisse un nombre considérable de pertes ; certaines familles et enfants se retrouveront seuls, démunis et endeuillés.

La problématique de la perte et de la séparation fait alors son apparition et certains chercheurs vont commencer à s’intéresser aux conséquences qu’elle va impliquer. Ce sujet, bien que traité auparavant, notamment par Konrad Lorenz qui a abordé le lien existant entre les animaux, va devenir la préoccupation de nouveaux chercheurs qui vont orienter leurs recherches sur l’impact des carences maternelles sur le développement des enfants. Nous proposons d’évoquer les différentes découvertes qui ont permis l’élaboration du concept d’attachement.

En 1945, René Spitz crée la notion d’hospitalisme grâce à son étude sur le développement de l’enfant en institution, puis dix après, Harlow met en évidence l’importance du contact maternel chez les animaux.

En 1969, John Bowlby développe la théorie de l’attachement, ce concept sera repris en 1971 par René Zazzo. Didier Anzieu, rappelle dans un article publié en 1987, les principales contributions théoriques de cet auteur, à savoir que l’attachement est un besoin primaire, que le sourire est à considérer comme « l’empreinte humaine », que la pulsion de l’attachement coexiste avec la pulsion libidinale, que la distinction sexualité/tendresse est valable pour l’animal mais aussi pour l’homme et enfin, que l’attachement conforte aussi bien l’enfant que sa mère.

En 1979, Marie Ainsworth met en place aux Etats-Unis un outil permettant de mesurer l’attachement d’un enfant envers ses parents, la « Strange situation ». Par la suite et faisant écho à l’élaboration de Marie Ainsworth, Marie Main sera à l’initiative du AAI (Adult Attachement Interview), qui permet d’établir une corrélation entre le discours des parents et le sentiment d’attachement des enfants.

Depuis les découvertes sur l’attachement et les travaux entrepris pour créer des outils de mesure, cette notion a été l’objet d’autres recherches et de discussions.

Ainsi pour ne citer que quelques auteurs, en 1991, le professeur Geneviève Balleyguier collaborant avec une équipe de recherche sur la première enfance à l’Université François Rabelais à Tours, discute, grâce aux recherches effectuées par l’équipe de Dymph Van Den Boom en Hollande, la relation entre attachement et tempérament dans un article intitulé « Le développement de l’attachement selon le tempérament du nouveau-né ».

Cinq ans plus tard, en 1996, Juliet Hopkins, psychothérapeute pour enfant à la Tavistock Clinic à Londres, s’intéresse à « l’enfant observé de la théorie de l’attachement » et à l’évolution des découvertes faites pas John Bowlby, Marie Ainsworth et Mary Main.

Cet article lui permet entre autres d’aborder le rôle du père dans l’attachement, les stratégies défensives ainsi que l’attachement mis en place chez les enfants maltraités.

Au cours d’un colloque au Centre Alfred-Binet en Juillet 1998 intitulé « Attachement et Séparation, Prédictibilité et thérapeutique », Colette Chiland propose de discuter cette notion d’attachement en se basant sur les écrits de Jude Cassidy, John Bowlby, Mary Main et Arietta Slade. Cette discussion porte notamment sur deux comparaisons : d’une part entre la théorie de Bowlby et la théorie psychanalytique, et d’autre part entre le lien d’attachement et la relation objectale. Elle soulève également le problème de la prédiction comportementale et fantasmatique des enfants grâce à la « Strange situation ». L’auteur termine son article par la question de l’attachement chez les pères.

Enfin, nous terminerons par un article de Christine Anzieu-Premmereur, publié en 1999, qui s’est intéressée à la technique psychothérapeutique appliquée à l’attachement mère-enfant.

Psynem, Service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker-Enfants malades
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