Le psychodrame

Les psychodramatistes actuels

Interview de P. Delaroche

Interview de G. Bayle
(première partie)

Interview de G. Bayle
(seconde partie)

Interview de M. Corcos

Le psychodrame psychanalytique

Le psychodrame psychanalytique individuel

Le psychodrame psychanalytique groupal

Morceaux choisis

Aux sources de l’identité par le psychodrame

Le psychodrame psychanalytique individuel

Bibliographie

Note

Parution dans le cadre de la Collection « À l'aube de la vie » du DVD de René Diatkine sur le Psychodrame Psychanalytique individuel créé avec Serge Lebovici et Evelyne Kestemberg.

Le psychodrame psychanalytique individuel

À la différence du psychodrame Morennien qui préconisait une décharge des conflits et des tensions ou plus exactement «  une catharsis » pour citer Moreno, dans le psychodrame psychanalytique individuel on opte pour une intériorisation et une élaboration des conflits.

Le psychodrame psychanalytique individuel implique un engagement de la part du patient, celui-ci se déterminera au cours d’un entretien préalable dans lequel on lui expliquera ce qu’est un psychodrame et son fonctionnement ; après une séance d’essai le psychodrame pourra commencer.

Plusieurs personnes seront impliquées dans ce psychodrame dont le patient, un directeur de jeu qui organise le jeu mais qui ne joue pas et les co-thérapeutes qui feront office d’acteurs.

C’est le patient qui proposera la scène à jouer et qui répartira les rôles, la fin du jeu, quant à elle, sera déterminée par le directeur qui peut également interrompre le jeu quand il le désire pour faire une remarque, proposer une discussion ou encore solliciter l’intervention d’un tiers.

Au contraire des co-thérapeutes qui parlent dans le jeu, le directeur reste silencieux et ne s’exprime qu’à la fin.

Ce que l’on retiendra au cours de ces séances portera sur la manière dont le patient investira l’espace, la façon dont il distribuera les différents rôles et enfin la façon dont il utilisera son corps et la parole.

Dans l’article de S. Lebovici, R. Diatkine et H. Danon-Boileau, « Psychodrame et traitement des psychotiques », les auteurs nous expliquent l’intérêt du psychodrame avec ce type de patients : « Dans le psychodrame individuel que nous utilisons avec les malades psychotiques, la scissions des relations transférentielles entre le « directeur » du traitement (qui ne joue pas mais reçoit le malade, lui parle sur le plan de la réalité, organise le jeu et donne les interprétations) et les personnages auxiliaires qui assument les rôles proposés par le malade est un élément essentiellement favorable –puisque matérialisant sans cesse l’opposition entre fantasme et réalité, alors que la disparition de cette opposition est un caractère essentiel de la défense psychotique. »

Pour illustrer cet article, on peut se référer à la cassette vidéo « Le Psychodrame psychanalytique individuel » de la collection À l’aube de la vie réalisée par A. Casanova et M. Saladin, qui relate le cas d’un patient traité par le psychodrame en 1965 par S. Lebovici et R. Diatkine.

Extrait de Le psychodrame psychanalytique individuel, première cassette du coffret René Diatkine : une pensée en mouvement. Collection « À l'aube de la vie » dirigée par Serge Lebovici et Bernard Golse, réalisée par Alain Casanova et Monique Saladin. En savoir plus...

 

Psynem, Service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker-Enfants malades
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