La pédopsychiatrie ne doit pas mourir

 

  • Contribution au Ségur de la santé : Sauvons la pédopsychiatrie ! par Bernard Golse

La pédopsychiatrie se trouve aujourd’hui en très grande difficulté alors même qu’il s’agit d’une discipline d’une richesse conceptuelle extrême qui devrait être l’honneur et le fer de lance de la médecine dans son ensemble.
Fondamentalement transdisciplinaire (ce que traduit la composition pluri-professionnelle des équipes de pédopsychiatrie), la pédopsychiatrie se réfère de plus en plus à une causalité - ni seulement endogène, ni seulement exogène - mais épigénétique incluant les effets de l’environnement dont il est tant question désormais.
Sa complexité est une richesse qui suppose des processus de formation et de transmission particuliers ainsi que des moyens financiers suffisants pour pouvoir mettre en œuvre sur le terrain clinique cette vision du sujet intégré à son environnement, de son développement et de ses troubles.
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  • Nouvelle édition de la CFTMEA Classification Française des Troubles Mentaux de l’Enfant et de l’Adolescent – R2020

Cet outil précieux d’aide à la pratique des cliniciens dans une perspective clinique dynamique et structurale et pas seulement descriptive, vient d’être révisé.
Nous vous invitons à lire l’avant-propos du Pr Bernard Golse, Président de la CIPPA,  et l’introduction du Pr Bruno Falissard, Conseiller scientifique de la CIPPA.
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  • Le soutien de l’AEPEA à cette révision 2019 de la CFTMEA, par Bernard Golse

En tant que président de l’Association Européenne de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent (AEPEA), je voudrais dire ici l’importance que revêt à mes yeux cette nouvelle révision de la Classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent (CFTMEA). J’ai eu plaisir à y participer moi-même à propos de l’Axe I Bébé avec ma grande amie Marie Rose Moro et Pascual Palau (Espagne) qui sont des collègues très actifs au sein de l’AEPEA, mais d’autres collègues très engagés dans le fonctionnement de l’AEPEA se sont également impliqués dans ce travail de révision, et je pense notamment à Hélène Lazaratu (Grèce) et à Lenio Rizzo (Italie) que je remercie ici publiquement et très sincèrement de leurs précieux apports et de leur collaboration fort active…
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  • Quelle place pour la CFTMEA dans la psychiatrie du XXIème siècle ? par Bruno Falissard

Il existe aujourd’hui 5 systèmes de classification des maladies mentales. La CCTM (classification chinoise des troubles mentaux), non totalement traduite, est sûrement la moins connue de toutes. Proche du DSM et de la CIM, elle contient également des entités cliniques originales, comme le koro, syndrome de rétraction des organes génitaux.
A l’opposé, le DSM américain est très largement utilisé dans la plupart des pays. Cette classification est l’objet de tous les fantasmes. Validée scientifiquement ? A-théorique ? Conçue pour la recherche ? Disons plutôt qu’elle a fait l’objet d’un nombre considérable d’études qui en étayent plus ou moins la structure ; qu’elle repose sur une logique syndromique/sémiologique ; qu’elle a permis l’éclosion de l’épidémiologie psychiatrique, mais qu’elle est également utilisée aujourd’hui pour classer des patients en vue du remboursement de leurs soins, ce qui est loin d’être anodin. Enfin, reconnaissons aux américains la grande précision de leurs descriptions sémiologiques : le DSM est un instrument qui gagne à être lu. Il donne une excellente idée de la partie la plus visible des tableaux cliniques…
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  • Manifeste pour une pédopsychiatrie revitalisée, publié dans le Point Santé - 20 avril 2020

À l'occasion de la crise du Covid-19, une association de pédopsychiatres constate la dégradation des soins pour enfants. Et rêve du « jour d'après ».
Par l'Association des psychiatres de secteur infanto-juvénile - API 
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  • Nos collègues de la Nouvelle Forge à Senlis nous font part d’une décision de la direction de l’association, et nous demandent de diffuser leur pétition :

" Sans concertation avec l’équipe soignante, la direction administrative de l’association décide de fermer brutalement, en pleine période de crise sanitaire liée au Covid 19, l’hôpital de nuit qui accueillait des enfants de l’hôpital de jour et des CMP et CMPP des alentours, et ce alors que la reprise des soins se préparait après la période de confinement. Les professionnels et les enfants n’ont pas pu se retrouver, encore moins préparer cette séparation. L’hôpital de nuit accueillait des enfants présentant des troubles psychiques et relationnels de l’hôpital de jour auquel il était rattaché, mais aussi des enfants suivis dans les établissements de soin du secteur. Ce lieu en dehors (de la famille, de l’école...) constituait pour chacun un lieu pour exister, pour se penser et penser la relation à l’autre. Ce dispositif de soin était fortement investi par les enfants, leurs parents et par les professionnels qui, pour certains, y travaillaient depuis de nombreuses années. 
Cette fermeture intervient à l’issue d’une réflexion sur le futur projet institutionnel de l’association - et avant même sa validation - et sa réorganisation.

Pour signer leur pétition, c'est ICI

  • Les CMPP sont en phase avec la recherche en psychiatrie et le progrès social, les réformes qu'ont leur impose ne le sont pas, par Anna Konrad

Une lettre adressée le 12 mars dernier au Président de la République par la Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent rappelle que « nier le passé et l’histoire de ceux qui nous ont précédés a toujours conduit à des catastrophes », faisant le constat de la disparition progressive des outils de soin et des transmissions héritées des générations qui ont reconstruit une psychiatrie humaniste après la deuxième guerre mondiale en France. Ces générations ont créé un maillage territorial original de soin et de prévention, dont font partie les CMPP qui souffrent aujourd’hui d’un fort manque de moyens et de la chute du nombre de praticiens formés - notamment pédopsychiatres - pour les faire vivre. Le Pr Daniel Marcelli et les Drs Nicole Catheline et Jean Chambry ont interpellé le Président sur les « interdits de penser » devant une politique de réorientation des CMPP vers le dépistage et le traitement du handicap en se réclamant du respect des recommandations de bonnes pratiques pour passer en force.1 En plaçant en effet l’idée évidente de soigner selon des bonnes pratiques comme une justification pour imposer des changements qui dans leur présentation même s’opposent à la pratique des professionnels, le débat souffre d’une violence rare 2.
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  • Un service de Pédopsychiatrie en Secteur Infanto-Juvénile d’Ile-de-France, dépendant d’un Hôpital Général, en période Covid et avant. Les manques et les erreurs, Témoignage anonyme

Le Service de Pédopsychiatrie a été principalement touché par cette crise Covid à l’Hôpital de jour enfants qui a comptabilisé 11 malades sur 16 agents y travaillant à temps partiel ou à temps plein, les symptômes de toutes ces personnes ayant débuté la semaine du 14 au 20 mars 2020. Dont les miens.
La situation de l’Hôpital Général, où même le Chef de Service de la réanimation a été infecté a été bien pire encore. Et aucune annonce encore à ce jour n’a été faite par la direction depuis sur le nombre de personnel atteint.
Mais la situation du service de pédopsychiatrie est tout à fait particulière avec son isolement dans l’hôpital, et ses conditions matérielles d’un autre âge.
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