PARENTS BEBES EN PERIODE COVID-19

« PARENTS BEBES EN PERIODE COVID-19 »

Crise sanitaire et état des lieux en périnatalité et dans la petite enfance

Préprogramme d’une journée en visioconférence

 

« PARENTS BEBES EN PERIODE COVID-19 »

Crise sanitaire et état des lieux en périnatalité et dans la petite enfance

VISICONFERENCE, préparation contact covid.waimh.26juin2020@gmail.com

Chers collègues et adhérents de la Waihm-France,

La situation actuelle nous contraint à reporter à l’an prochain la journée du 26 juin 2020 car l’organisation d’un colloque n’est pas à l’ordre du jour et que notre esprit est occupé ailleurs. Nous en sommes désolés car les troubles de l’humeur avaient suscité un intérêt certain. Aussi, nous avons eu l’idée d’organiser le 26 juin une réunion élargie en vidéoscopie donc à distance sur les conséquences du virus dans le champ périnatal dont nous vous allons vous expliquer les modalités (la date avait été initialement prévue pour un colloque à Paris qui sera reporté à une date ultérieure).

La crise sanitaire que nous traversons, dont on peut à ce jour seulement entrevoir les conséquences sociales, économiques, politiques et géopolitiques, nous oblige à interroger nos modèles de développement. Elle met en lumière leurs fragilités, leurs vulnérabilités et leurs failles. Pandémie, elle remet en cause la structuration de l’espace et du temps qui organise socialement nos mouvements et nos existences. Elle ébranle le « méta-cadre » constitutif de notre société, nos groupes d’appartenance, nos relations familiales, sociales ou de travail. Elle implique chacun, personnellement, professionnellement mais aussi en tant que citoyen. Comment envisager ces bouleversements sur ce que pourraient vivre les bébés ?  

La période de la naissance est fondatrice du lien (soins, allaitement) et des circonstances extérieures défavorables peuvent créer de vives angoisses de part et d’autre jusqu’à des syndromes post-traumatiques, des dépressions profondes délétères pour l’attachement et le développement (surtout si néonatalogie). Les parents comme les professionnels ont à négocier des séparations impromptues comme une proximité étroite et continue qui s’installe avec les bébés.

Les équipes ont dû répondre à l’urgence, privilégiant des tâches organisationnelles, avec des moyens matériels très variables, avec la fluctuation de la présence de ses membres. Tout ceci dans un climat de peur d’être contaminé, de transmettre la maladie, la pression professionnelle, la solitude, le burnout, le bouleversement des valeurs ou l’exacerbation d’affects contradictoires.

Comment « l’espace de penser » a-t-il pu être maintenu, développé autour du bébé ? Comment veiller aux effets du confinement ? Comment la parole peut-elle circuler au sein des équipes, des familles et dans les soins ? Quels enseignements peut-on en tirer ?

Nous vous proposons une journée de réflexion sous la forme de retour d’expérience sur cette thématique le 26 juin. Pour l’organiser il faudrait préalablement à la journée du 26 juin une préparation en petits groupes sur quelques thématiques qui nous préoccupent tous, puis ensuite la journée de fin juin alternerait exposés et discussion en mode visioconférence. Il s’agit donc d’un travail en processus dont les enseignements auront lieu plus à distance. Les organisateurs s’étant jusque-là pressentis sonrt : Claire Squires, Denis Mellier, Sylvie Viaux, Joëlle Rochette et d’autres s’y joindront bientôt.

  1. L’urgence organisationnelle dans les lieux de soin, le fonctionnement a minima des équipes des différentes unités de soin ambulatoire ou d’hospitalisation.
  2. La dégradation des dispositifs et la sauvegarde des liens : contact téléphonique, liens pluri-professionnels, plate-forme d’appel, consultations à distance.
  3. Le confinement des institutions d’accueil des bébés : bilans des maternités, services de néonatalogie, pouponnières ou crèches.
  4. Le confinement du domicile : regain des violences familiales, isolement des parents.

Lors de la séance plénière, nous nous intéresserons aux perspectives d’avenir en développant comment penser l'après-coup et ce que la crise peut ou a pu nous apporter.

Si ce projet vous intéresse merci de vous inscrire préalablement avant la date limite de la fin mai et en choisissant l’un des 4 à 6 groupes que nous vous proposons. Une à deux personnes seront responsables de l’animation de chaque groupe.

Merci  de nous indiquer a priori quelles questions vous voudriez voir aborder en quelques lignes. Vous pouvez m’envoyer un mail sur une boîte dédiée :

covid.waimh.26juin2020@gmail.com

Claire Squires, Vice-présidente de la Waimh, Université Paris Diderot et le bureau de la Waimh